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Sur la route du savoir-faire gantier

Publié le01/10/21
11mn
Nos Ateliers

Nous sommes en 2021. Toutes les vitrines des magasins sont occupées par des gants de qualité moyenne, au mieux.

Toutes ? Non ! Un petit atelier de Saint-Junien, peuplé d’irréductibles gantiers, résiste encore et toujours à la tentation de la fast-fashion.

Cet atelier, c’est le nôtre.

Depuis plusieurs années maintenant, nous avons la chance de travailler avec l’un des derniers gantiers français.

Il nous a ouvert ses portes et, ensemble, nous vous donnons accès à la plus belle qualité de gants possible.

100% artisanal, 100% historique, 100% pensé pour votre quotidien.

Jeudi prochain, nos gants seront de retour en précommande. Et cette année, la version en cuir d’agneau ne sera pas seule. Un nouveau modèle en cuir de chèvre, beaucoup plus chaud et tout terrain, fait son apparition.



Cette collection, nous l’avons créée main dans la main avec les artisans d’une ville : Saint-Junien.
Mégissiers, coupeurs et piqueuses en sont les représentants.

Aussi, aujourd’hui, nous souhaitons mettre la lumière sur eux. Car soyons honnêtes, sans ces artisans, vous seriez nombreux dans la communauté à geler des doigts chaque hiver.

Les stars, ce sont eux. Alors, allons à leur rencontre.

Saint-Junien, divine protectrice de la ganterie française

Saint-Junien est une petite ville qui se trouve en bord de Vienne, à quelques kilomètres de Limoges. Comme de nombreuses autres villes de la région, Saint-Junien a le travail du cuir chevillé au corps.

Avec Grenoble et Millau, Saint-Junien est l’un des grands bastions de la ganterie française. Ensemble, ils ont élevé le savoir-faire gantier au rang d’art. Et c’est en inspirant de leur savoir-faire que les autres pays – comme l’Italie et les Philippines par exemple – ont développé leur expertise.



Ce n’est pas pour rien si Hermès investit chaque année beaucoup d’énergies pour préserver et/ou remonter les filières du cuir de la région.

Seulement à Saint-Junien, vous ne trouverez pas de petite maroquinerie. Ou très peu. Non. À Saint-Junien, on confectionne du gant. Cela dure depuis des siècles.


Pourtant, de nos jours, il ne reste que 3 ateliers dans la ville. Mais il y a quelques décennies, toute la ville en vivait. D’ailleurs, une grande partie des habitants étaient gantiers à domicile.


Ici, on vous présente Fabrice. Gantier dans notre atelier. Sa particularité ? Il y a 10 ans environ, il était l’un des derniers coupeurs/gantiers à domicile de la ville. Rémunéré à la pièce, la baisse d’activité croissante depuis les années 2000 l’a obligé à modifier son rythme de vie. Il est à présent à temps plein chez notre atelier.

Pour dénicher notre atelier, et ses artisans, il faut se rendre dans le centre-ville de Saint-Junien. À quelques pas des commerces de proximité. Sa façade est simple, sans prétention. Seule une pancarte avec écrit « Vente de Gants » vous indique que vous n’avez pas fait fausse route.



Une fois à l’intérieur, une chose vous surprend immédiatement. L’absence de bruit.
En comparaison des maroquiniers et autres tisseurs que nous avons visités, les gantiers sont particulièrement silencieux.

Il faut savoir que, du travail de la peau brut en passant par la coupe du cuir, jusqu’à la mise en forme finale, plus de 100 étapes jalonnent la confection d’un gant traditionnel. Et nos gants ne font pas exception.

Mais ce n’est pas tant dans le nombre d’étapes que réside l’exception gantière. C’est surtout qu’au cours des 4 mois nécessaires à la confection d’un gant, plus de la moitié de ces étapes est entièrement manuelle.

C’est d’ailleurs pour cette raison que nous ne pouvons vous proposer notre collection de gants qu’une seule fois par an. Le savoir-faire nous dicte son rythme.



Bien que toutes les étapes soient importantes, celles que nous aimons le plus est celle de la préparation de la peau. Elle est assurée par les coupeurs.

Elle consiste à étirer manuellement la peau afin de « bloquer » son élasticité. L’objectif est d’éviter que la peau ne se détende trop par la suite.

L'artisan coupeur : la mémoire du savoir-faire gantier

Cette étape est à la fois physique, esthétique et technique (= elle nécessite du flair et beaucoup d’expérience pour préparer chaque peau, qui est différente). De plus, elle prend du temps (parfois plus de 15 minutes pour une peau).

De nos jours, il n’y a que les vrais gantiers qui prennent encore le temps de préparer convenablement le cuir. La majorité des gants du marché seront directement coupés dans la peau en sortie de tannerie.

Celle-ci se détendra donc beaucoup plus dans le temps. Un coup dur pour la durabilité finale du gant.

La peau préparée, le coupeur passera à la découpe.

Pour donner une forme de gant au cuir, l’artisan utilisera un objet iconique de la ganterie : la ‘’Main de fer’’.


Une main de fer, pour créer un gant qui dure dans le temps.

La Main de fer est une invention française.

À Grenoble, Xavier Jouvin est le cadet d’une grande famille de gantier. Comme ses frères, il sera initié à l’artisanat dès son plus jeune âge, avant de se spécialiser chez son grand-oncle, Hugues Jouvin.

Passionné par l’extensibilité du cuir et la forme des mains, il inventera dans les années 1830 un classement des mains en 322 types et 32 tailles.

Obsédé par la précision, Monsieur Jouvin ne cesse de perfectionner son savoir-faire. Son but ? Inventer une technique de coupe qui permette de créer des gants en quasi-sur-mesure.

Objectif atteint en 1838, avec le dépôt de brevet de la Main de fer. Cet outil est un emporte-pièce d’un nouveau genre, qui permet de découper plusieurs gants au millimètre près.

1 an plus tard, son invention sera récompensée par une médaille de Bronze à l’exposition industrielle de Paris.

Bientôt 200 ans plus tard, la ‘’Main de fer’’ est toujours présente dans les ateliers de ganterie traditionnel. D’ailleurs, tous nos gants seront découpés par l’artisan, taille après taille, grâce à cet outil.



Si le savoir-faire gantier français est en danger aujourd’hui c’est notamment à "cause" du métier de coupeur.

Comme il n’existe aucune formation de coupeur, la transmission du savoir-faire passe par la capacité des ateliers et autres coupeurs à accompagner la prochaine génération dans l’apprentissage de la technique.

Or, la difficulté physique et le temps d’apprentissage est si long que les candidats ne se bousculent pas. Dans notre atelier, ils ne sont que 3. Et ils ont tous la cinquantaine. Ce sont les mémoires vivantes des gestes que la ganterie perfectionne depuis plusieurs siècles.

La transmission c’est le sujet central dans les ateliers de savoir-faire. En France comme ailleurs. On s’est donné pour mission de les accompagner dans cette période fondatrice de leur vie.

Comment ? En leur donnant la lumière suffisante pour stimuler des vocations.
Peut-être la vôtre, qui sait ?



Qui dit gant dit cuir

Pas de secret : la base d’une belle pièce de ganterie, c’est un beau cuir.

Dans la majorité des cas, les gantiers préfèreront travailler des petites peaux de caprins et d’ovins, comme l’agneau et la chèvre.

Jusqu’à présent, nous avions jeté notre dévolu sur un cuir d’agneau plongé. Souple, malléable, lumineux et élégant : c’est le choix de logique pour un 1er gant.

Cette année, après plusieurs demandes, le cuir de chèvre s’ajoute à notre sélection. « Tout terrain » car plus épais, ce cuir donne vie à un gant casual, adapté aux citadins les plus mobiles (cyclistes et motocyclistes en tête).



Toutes ces perles, nous les avons dénichées chez la mégisserie Colombier. Créée en 1925 et labélisée Entreprise du Patrimoine Vivant, la mégisserie Colombier a une particularité : elle se trouve à moins de 3km de notre atelier gantier … 

La mégisserie Colombier est une entreprise référence de son secteur. Elle accompagne depuis plusieurs décennies les Maisons de luxe les plus réputées et son expérience, transmise depuis 4 générations, en font un exemple à suivre pour tout autre acteur du savoir-faire.

Ici, le label EPV (qui ne compte que 1.500 entreprises en France) récompense le sérieux et la préciosité de son savoir-faire.

Chez Colombier, toutes les étapes de confection d’un cuir de haute qualité sont respectées. S’il en existe plus d’une vingtaine, nous allons vous présenter la plus importante. Celle qui est fondatrice de la qualité finale d’une peau.

Le tannage.



Cette étape consiste à placer les peaux dans des foulons puis à utiliser des sels minéraux qui rendront la peau imputrescible.

Sur le cuir de nos gants, cette étape devra être répétée plusieurs fois. Dans le cas contraire, le cuir final perdrait de sa splendeur de façon précipitée. Une peau mal tannée, c’est un cuir qui ne durera pas.

Trouver un beau cuir est une denrée rare. Cela n’a jamais été aussi difficile. Tous les acteurs du cuir vous le confirmeront. En effet, chaque année, 4,8 millions de m2 de peaux sont tannées dans le monde. Seul quelques pourcents peuvent se vanter d’avoir une qualité du niveau de Colombier.

Depuis le début de la crise sanitaire, la situation ne fait qu’empirer. Les approvisionnements sont rares et la qualité intrinsèque des peaux ne cessent de chuter.

Pour s’offrir un cuir de première qualité, il faut être patient et payer le prix fort. Par exemple, cette année, pour une qualité égale à ce que l’on avait par le passé, nous avons payé nos cuirs 25% de plus.

On aurait pu chercher moins cher, mais nous avons privilégié la relation de confiance que nous avons avec nos partenaires historiques.

 

L'agneau, la chèvre et l'alpaga

La matière est reine chez Atelier Particulier. Pour accompagner nos cuirs, il faut choisir la matière de la doublure.

Si le synthétique domine le marché, notre atelier ne travaille que des matières naturelles de qualité. De la laine, du cachemire et de l’alpaga.

C’est vers cette dernière que l’on s’est tourné.
Juste milieu entre la chaleur de la laine et la douceur du cachemire, l’alpaga à l’avantage de peu pelucher et par conséquent d’augmenter sa durée de vie.

Et surprise, sur notre gant en cuir de chèvre, nous avons ajouté un bord-cote en laine. C’est chaud, confortable et parfait pour des températures négatives.

C’est dans les mains des piqueuses que le gant prendre vie. Elles seront chargées de faire faire le lien entre la doublure et toutes les parties du gants coupées par le coupeur au préalable.

Ici, encore pas d’automatisation. Le piquage a lieu à l’envers, c’est à dire que le gant est retourné pour être assemblé et cousu.

Pour y arriver, il faut une machine à coudre, un fil et 2 mains. Rien de plus.

Le coupeur, le mégissier et la piqueuse.

Ce sont eux les irréductibles - gaulois - gantiers qui font la fierté de ce savoir-faire artisanal.

Et ceux qui le maintiennent en vie, ce sont vous. La communauté et les passionnés de savoir-faire qui acceptent de lire des articles de 2.000 mots pour s’immerger dans l’univers de ceux qui font et sont le savoir-faire.

Rendez-vous ce jeudi 7 octobre, à 10h sur atelierparticulier.com, pour découvrir le résultat de leur travail.
La précommande durera quelques jours, alors ne laissez pas passer votre chance ;-)

Par ailleurs, nous avons le plaisir de vous annoncer que du 9 au 18 octobre, nous investissons une boutique parisienne.
Au 5 rue des Blancs Manteaux, nous allons reconstruire notre atelier gantier. Vous pourrez venir essayer en direct, mais aussi et surtout rencontrer un artisan gantier pour découvrir son savoir-faire.



Si vous avez la moindre question, nous sommes à votre disposition par mail : hello@atelierparticulier.com

À jeudi,
Fulbert, Benjamin et l’équipe AP

Suivez nos aventures

Sur Instagram @atelierpart

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